CSBR hosts Project CARE: A regional program on holistic well-being & the sustainability of queer, trans and intersex activism in Asia
July 9, 2018 – 9:52 am | Comments Off on CSBR hosts Project CARE: A regional program on holistic well-being & the sustainability of queer, trans and intersex activism in Asia

In February 2018, CSBR launched Project CARE: Continuous and Responsive Empowerment through well-being initiatives for LGBTI human rights defenders in SSEA–a regional program in partnership with Asia Pacific Trans Network (APTN), ASEAN SOGI Caucus (ASC), …

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En vidéo : Le harcèlement sexuel dans la rue, parlons-en!

Submitted by on December 1, 2015 – 7:52 pmNo Comment

Qu’est ce le harcèlement sexuel ? C’est la question qui a été posée par des activistes de la société civile dans la rue aux passants et plusieurs d’entre eux n’ont pas su répondre…

Bien que le harcèlement soit un phénomène courant, toutes les personnes interrogées n’ont pas su répondre clairement à la question. Agressivité, embarras, hésitation… telles étaient les émotions recueillies dans la rue et diffusées lors de la rencontre ‘Un jour, un combat’, el 9 novembre au café théâtre Le Mondial.

Cette rencontre a été organisée par plusieurs composantes de la société civile dont l’ATFD, Chouf, Without Restrictions, Mawjoudin, le groupe Tawhida ben Cheikh, etc. Des composantes qui font partie de la coalition pour les droits sexuels et corporels dans les sociétés à majorité musulmane.

Tabou, le harcèlement sexuel est rarement abordé et quand on en parle, ce sont les femmes qui sont pointées du doigt dans nos sociétés. Elles sont culpabilisées parce que, pour une majorité de personnes, elles ont attiré le regard et la convoitise du harceleur. Le corps des femmes est chosifié et leur style vestimentaire ou leur comportement dans l’espace public est remis en question et jugé coupable quand elles subissent des violences.

Plusieurs interventions, des présents à l’événement ‘un jour, un combat’ ont tenu à rappeler que le harcèlement est une forme de violence sexuelle qui porte une atteinte morale à la victime et qu’il faut la différencier du viol et des autres formes de violences faites aux femmes et aux personnes LGBT.
TunisScope-StopStreetHarassment

« On doit d’abord clarifier ce que veut dire ‘harcèlement sexuel’ et ne pas le confondre avec la tentative de viol. Le harcèlement sexuel comme toutes les violences faites aux femmes est un acte par lequel l’auteur exerce une domination sur une femme ou une personne LGBT. L’auteur dit : je peux disposer de ton corps comme je veux et où je veux. Le harcèlement de rue aussi est une notion qui n’est pas claire : c’est un harcèlement sexuel qui s’exerce dans la rue. Il est important que nous utilisions des notions claires » a affirmé, Azza Ghanmi, militante féministe qui était présente à l’événement.

Dans le code pénal tunisien, le harcèlement sexuel est défini comme « gestes et paroles obscènes qui gênent l’autre »
Art-226 ter : Est considéré comme harcèlement sexuel toute persistance dans la gêne d’autrui par la répétition d’actes ou de paroles ou de gestes susceptibles de porter atteinte à sa dignité ou d’affecter sa pudeur, et ce, dans le but de l’amener à se soumettre à ses propres désirs sexuels ou aux désirs sexuels d’autrui, ou en exerçant sur lui des pressions de nature à affaiblir sa volonté de résister à ses désirs.

« C’est une définition vague qui pose un problème au juge lors de l’application de l’article» déclarait Hayet Jazzar, avocate et militante féministe.

Mais même si l’on s’accorde à dire que nous vivons aujourd’hui dans des sociétés arabes, masculines et patriarcales où le harcèlement sexuel dans la rue et l’espace public est une forme de domination et de discrimination envers les femmes, les sociétés occidentales ne sont pas en marge de ce phénomène. Un reportage diffusé montrait que 100% des femmes françaises qui prennent le métro ont été, harcelées au moins une fois.

Les acteurs du harcèlement dans tous les cas de figure sont des hommes et la victime ose rarement porter plainte.

Pour les militants des droits LGBT, se diriger vers un poste de police pour porter plainte est l’occasion de se faire humilier et de subir, probablement, d’autres formes de violences.

Aucun chiffre n’a été avancé lors de cette rencontre mais une esquisse de l’état des lieux du harcèlement de rue a été certainement ébauchée, car, aujourd’hui, l’on ose parler ouvertement des violences sexuelles à l’égard des femmes et des personnes LGBT.

Les solutions pour lutter contre ce phénomène ne sont peut-être pas évidentes pour le moment mais si on commençait par en parler ? Par identifier, définir et distinguer le phénomène mais surtout, par sensibiliser avec des spots et des campagnes ciblées qui représentent le harcèlement sexuel tel que vécu dans nos espaces publics et faire connaitre leurs droits aux victimes.

Il va sans dire qu’appliquer les lois et notamment la constitution tunisienne, comme l’a bien fait remarquer Hafidha Chekir est inévitable, car l’Etat est garant des droits (art-21) et s’engage à préserver les femmes contre les violences (art-46).

Voici plus de détails en vidéo:

 

Reposted from: TunisScope

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